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	<title>Archives des communication non violente - Affirmé·e</title>
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	<description>Du bonheur à cultiver</description>
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	<title>Archives des communication non violente - Affirmé·e</title>
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		<title>Pourquoi et comment arrêter de critiquer son boss</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 11:26:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assertivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous êtes au travail, à la machine à café avec quelques uns de vos collègues. Vous dégustez votre Espresso dans une ambiance légère et conviviale ...</p>
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<h3 class="wp-block-heading">Remarquez l&rsquo;égo collectif à la machine à café </h3>



<p>Encore contrarié par votre dernière entrevue avec votre patron, vous vous amusez à le tourner en dérision&#8230; Rien de bien méchant, une simple moquerie qui trouve du répondant auprès de vos collègues. Une voix formule vos pensées, votre égo agit comme un filtre sur les évènements. On entend des rires, chacun ajoute sa petite touche humouristique, évoque une anecdote personnelle&#8230; Un vent de complicité souffle sur l&rsquo;ambiance générale. Momentanément, collectivement, vous cessez d&rsquo;être la victime. L&rsquo;humour déguise votre contrariété, travestit vos émotions désagréables. Donner tord à votre patron vous donne un sentiment de supériorité. A la machine à café, le sentiment d&rsquo;appartenance s&rsquo;en trouve renforcé. L&rsquo;égo collectif monte en puissance, prend le pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Reconnaissez la manifestation de la frustration</h3>



<p>Finalement, bien que vous fassiez preuve d&rsquo;humour, vous n&rsquo;êtes pourtant pas sorti de cette relation négative, décourageante et frustrante. Vous ruminez, vous ressassez toujours. Vous vous êtes peut être même fait prendre dans un jeu psychologique sans en avoir conscience. Les émotions et pensées négatives s&rsquo;accrochent à vous. Vous commencez à prendre conscience qu&rsquo;en réalité, à la machine à café, votre besoin de reconnaissance et votre frustration est simplement entré en résonnance avec celle des autres. Votre plainte a trouvé de l&rsquo;écho.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Osez vous dire  </h3>



<p>Seulement voilà, se plaindre n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la présentation d&rsquo;une demande cachée. Alors, reprenons depuis le début, depuis cette scène qui vous a déplu. Pendant votre entrevue avec votre patron, vous n&rsquo;avez rien dit, rien laissé transparaître. Vous êtes restés stoïque, impassible quoi qu&rsquo;un peu crispé. Vous n&rsquo;avez pas osé demander, vous avez ruminé intérieurement, donné raison à votre égo, bref, vous vous êtes perdu dans vos récriminations. Pour sortir de cela, votre responsabilité est d&rsquo;exprimer clairement ce que vous acceptez et refusez. Pour éviter d&rsquo;entrer dans un jeu psychologique, il ne faut parler que du problème actuel, s&rsquo;en tenir aux faits, sans s&rsquo;en prendre à l&rsquo;identité de votre interlocuteur. Il faut aussi éviter les sous entendus, ne pas psychologiser ou théoriser. Bref, une seule solution : prendre l&rsquo;engagement de vous sentir responsable de vos émotions, de dire ce que vous ressentez. Le changement commence par vous-même et invite à prendre certains risques, celui de la confrontation et de la responsabilisation. A ce sujet, je vous invite à lire l&rsquo;article <a href="https://bonheuracultiver.fr/exit-le-tu-qui-tue/">Exit le tu qui tue !</a>. Finalement, le vrai pouvoir, ce n&rsquo;est pas celui que vous avez cru avoir à la machine à café. Non, le vrai pouvoir n&rsquo;est pas une question de rapports avec les autres mais la marge de manœuvre que vous vous accordez à vous même.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Libérez vous de l&rsquo;égo, recherchez le plaisir </h3>



<p>Vous pouvez donc réagir autrement face à une situation désagréable. Vous auriez aimé que votre patron fasse preuve de reconnaissance pour le dernier rapport que vous avez bouclé à minuit ? Malheureusement il s&rsquo;est montré très critique et vous voilà déçu, contrarié et découragé. Pourtant, vous pouvez agir sans penser à la considération et à l&rsquo;estime que vous pouvez tirer de ceux qui vous managent. D&rsquo;après vous, votre patron devrait être reconnaissant et faire preuve de gratitude vous concernant ? Et si vous changiez de perspective ? En étiquetant les personnes, vous construisez une attente envers elles. Lorsque la réalité n&rsquo;atteint pas vos attentes, l&rsquo;égo est déçu et vous en voulez aux personnes concernées. Vous éprouvez alors du ressentiment. Votre égo cherche à se réaliser dans le travail. Vous n&rsquo;êtes pas votre travail. Vous n&rsquo;êtes pas le jugement porté par votre patron. L&rsquo; appréciation qu&rsquo;il porte sur vos travaux lui appartient. Quant à vous, vous êtes responsable de la façon dont vous accueillez ses commentaires. Mais, attention, cela ne signifie pas chercher coûte que coûte à chasser vos émotions désagréables, bien au contraire. Vous pouvez observer simplement les choses telles qu&rsquo;elles se présentent à vous, les sensations ressenties. Bien entendu, vous avez le droit d&rsquo;être contrarié et vous pouvez apprendre à le dire. Aussi, et si dans vos missions vous recherchiez le plaisir plutôt que le désir ? Le désir vous fait croire que vous serez toujours plus heureux après avoir obtenu quelque chose, de la reconnaissance par exemple. Le plaisir revient à trouver de la joie dans votre espace intérieur et dans l&rsquo;énergie qui y circule quand vous êtes en action.</p>
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		<title>L’assertivité des femmes au travail</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 13:31:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Assertivité]]></category>
		<category><![CDATA[assertivité]]></category>
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		<category><![CDATA[sexisme ordinaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En tant que femmes et en milieu professionnel notamment, nous pouvons être confrontées au “manterrupting”, à des blagues douteuses voir parfois sexistes, provoquant chez nous intimidation et déstabilisation. Le sexisme est ancré dans le quotidien. Lorsque nous nous retrouvons en minorité, notamment dans des entreprises à forte tendance masculine,  il est parfois difficile d’être ferme &#8230;</p>
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<p>En tant que femmes et en milieu professionnel notamment, nous pouvons être confrontées au “manterrupting”, à des blagues douteuses voir parfois sexistes, provoquant chez nous intimidation et déstabilisation. Le sexisme est ancré dans le quotidien. Lorsque nous nous retrouvons en minorité, notamment dans des entreprises à forte tendance masculine,  il est parfois difficile d’être ferme et assertif face aux commentaires qui nous sont adressés et qui pourtant dépassent notre zone de tolérance. A travers mes différentes expériences professionnelles, j’ai pu observer que le droit à la parole pour les femmes, c’est à dire le fait de s’autoriser à se dire mais aussi le fait d’être écoutée, n’est ni évident ni acquis. Dans cet article, je propose quelques pistes pour s’affirmer au travail en appliquant les principes de la communication positive, de la Communication Non Violente (CNV) et de la méditation.  </p>



<span id="more-272"></span>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’assertivité des femmes au travail ne va pas de soi</strong></h4>



<p>La première étape pour s’affirmer au travail consiste à prendre conscience des croyances limitantes et des stéréotypes qui régissent notre société. Certaines études ont montré que les femmes qui s’expriment de manière énergique et affirmée peuvent être jugées plus sévèrement que les hommes pour un même degré d’assertivité. C’est l’idée développée par David Maxfield, vice président de Vitalsmarts aux Etats Unis dans sa conférence “<a href="https://www.youtube.com/watch?v=7BZ8pUL6JLA">Anger Inequality: Solutions for Women in the Workplace”</a>. L’idée qu’il défend, c’est qu’il est communément attendu des femmes qu’elles soient conformes &nbsp;aux stéréotypes culturels qui les cataloguent comme “bienveillantes” et “nourricières”&#8230; Face à une femme qui s’affirme et se positionne fermement, nos préjugés inconscients nous amèneraient plus facilement à interpréter cela comme une perte de sang de froid. Il se pourrait d’ailleurs que cette affirmation vous rappelle des running gag maintes et maintes fois entendus comme le fameux : “que lui arrive t-il, elle a ses règles?”&nbsp; Une femme qui s’affirme fermement peut donc être vite cataloguée comme émotive, irrationnelle ou en proie à ses hormones. Je vous invite d’ailleurs à lire l’article de Maryse Hania sur <a href="https://www.natmatiss.com/laffirmation-de-soi-au-feminin-2/">“l’affirmation de soi au féminin</a>”. Si le sujet fait hérisser vos poils, la BD <a href="https://emmaclit.com/2017/11/06/detends-toi/">“détends-toi” d’Emma Clit</a> devrait justement vous détendre un peu et vous faire sourire.&nbsp;<br></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Osez parler des stéréotypes et du sexisme ordinaire&nbsp; </strong></h4>



<p>Si vous avez regardé la vidéo de David Maxfield dont je vous parle plus haut, vous avez pu découvrir le principe de ce qu’il nomme “the innocculation statement”. L’idée est d’oser parler des stéréotypes que vous rencontrez au quotidien afin d’anticiper un potentiel jugement de l’autre. Concrètement, cela reviendrait à dire quelque chose comme : “En tant que femme, je sais qu’il existe un risque à ce que je m’exprime avec assertivité mais je vais tout de même vous faire part de mon avis ”. L’idée n’est pas d’ introduire chacune de vos idées par de courts témoignages féministes préventifs (en d’autres termes, ne sortez pas votre drapeau de suffragette à chaque intervention!) mais simplement de rappeler de temps en temps que ces stéréotypes existent, que vous en avez conscience et que vous savez qu’elles influent sur comment vos idées vont être entendues.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Repérez vos zones de confort et d’inconfort, respectez-vous </strong></h4>



<p>Pour développer votre assertivité, la première étape consiste à entretenir une bienveillance envers vous-même, à être à l’écoute de votre corps et de vos émotions. Pour développer votre assertivité, commencez donc par repérer vos zones de confort et d’inconfort. Le programme “travail au féminin” de l&rsquo;application de méditation “Petit Bambou” peut vous aider à découvrir vos forces et vos freins intérieurs. En repérant vos zones d’inconfort, peut-être découvrirez-vous certains de vos dysfonctionnels relationnels (répétitions négatives, zones d’hypersensibilité) qui vous habitent et polluent vos relations à autrui et votre affirmation. En étant à l’écoute de vos sentiments, vous pourrez plus naturellement nommer vos ressentis.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Faites vous respecter, instaurez des limites claires </strong></h4>



<p>Certains messages négatifs, dévalorisants ou disqualifiants, peuvent vous inhiber. Ils vont semer le doute en vous, blesser l’image que vous avez de vous-même et vous paralyser jusqu’à vous interdire de parler ou de faire. S’il vous vient de l’autre, des autres, de l’environnement un événement, une parole ou un acte qui vous fait violence, vous pouvez nommer votre ressenti et remettre chez l’autre ce qui vous vient de lui, quand ce n’est pas bon pour vous.&nbsp;<br></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Agissez, osez dire les choses et apprenez à dire non</strong></h4>



<p>Le déficit de confiance en vous peut vous amener à ne pas oser agir, à ne pas oser dire et à fuir les discussions ou les projets.&nbsp; Pourtant, agir redonne confiance et encourage à réitérer les expériences positives. La confiance se construit dans la réalisation. Pour vous stimuler, n’hésitez pas à dresser quotidiennement une liste de vos expériences positives et de vos victoires, notamment celles où vous avez réussi à vous affirmer sans entrer dans des jeux de pouvoir mais en respectant les bases d’une bonne hygiène relationnelle. Pour développer votre assertivité, apprenez à vous définir le plus clairement possible et oser refuser quand cela vous semble nécessaire. Oser refuser vous permet de vous positionner différemment, de vous respecter et de renoncer à l’approbation de l’autre. Comme le dit si bien Jacques Salomé, c’est parfois en osant dire non à l’autre que vous apprendrez à dire oui à vous-même. Pour aller plus loin sur le sujet, je vous invite à lire <a href="http://myhappyjob.fr/happy-team-6-dites-oui-au-non/">l’article de Noëmie Martin-Pascual “dites oui au non”.&nbsp;</a></p>
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		<title>Exit le tu qui tue !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2020 16:59:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous êtes vous déjà surpris à déverser votre colère sur une personne de votre entourage qui, sans nul doute, semblait être à l’origine de votre mal-être&#160; ? Avez-vous remarqué que, lorsque vous espériez susciter compréhension et bienveillance de sa part en lui criant dessus, vous provoquiez “bizarrement” l’effet inverse ? Cet article vous propose des &#8230;</p>
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<p>Vous êtes vous déjà surpris à déverser votre colère sur une personne de votre entourage qui, sans nul doute, semblait être à l’origine de votre mal-être&nbsp; ? Avez-vous remarqué que, lorsque vous espériez susciter compréhension et bienveillance de sa part en lui criant dessus, vous provoquiez “bizarrement” l’effet inverse ? Cet article vous propose des pistes pour développer une communication saine et vivante et vous ouvre les portes de l&rsquo;écoute participative.</p>



<span id="more-366"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/jaime-spaniol-L0N74GWsq8-unsplash-1024x576.jpg" alt="" width="502" height="282"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Au diable le tu tue !</strong></h3>



<p>Non, je ne parle pas de cette jupe portée par les danseuses de ballet classique mais bel et bien de l’utilisation abusive du “tu” et du “juge-ment”. La communication positive implique de ne pas recourir à la négation et à la dévalorisation de l’autre et invite plutôt chacun à analyser ses pensées, à comprendre et assumer ses émotions et par là même à découvrir ses besoins sous- jacents. En disant “tu” à l’autre, vous l’agressez et l’accusez. Or, devant un reproche, et à moins que votre interlocuteur ait quelques tendances sadomasochistes, il est fort probable que vos remarques ne soient pas accueillies avec toute la bienveillance et l’ouverture d’esprit que vous imaginiez mériter. Accusé, votre interlocuteur vous attaquera à son tour, se justifiera ou se mettra dans une posture de retrait. Diantre, vous qui nourrissiez l’espoir intérieur d’être enfin compris(e).</p>



<p>Pour vous aider à y voir plus clair,&nbsp; observons ces deux formulations :&nbsp;</p>



<ul><li>Formulation 1 : “Tu es pénible à ne jamais m’écouter”&nbsp;</li><li>Formulation 2 :&nbsp; “Je me sens agacée par l’absence de réponse”&nbsp;</li></ul>



<p>La première formulation s’appuie sur une accusation de votre interlocuteur qui, il y a fort à parier, risque de vous envoyer paître au fin fond d’une contrée lointaine. La seconde s’appuie sur une appropriation de vos pensées et de vos émotions. Dans ce cas précis, vous parlez sincèrement, à coeur ouvert et vous avez nettement plus de chance d’obtenir l’attention de la personne en face de nous. En d’autres termes, dire “tu” revient à parler sur l’autre tandis que dire “je” démontre une volonté de se faire comprendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Parlez</strong> à coeur ouvert</h3>



<p>Parler en “je”, implique&nbsp; d’entrer dans une démarche d’authenticité, de respect à soi-même et de respect aux autres. Bien communiquer, c’est savoir s’écouter dans un premier temps et savoir exprimer les sentiments qu’une situation crée en nous. Pour utiliser plus naturellement le “je” dans nos relations, vous pouvez avoir recours à la “communication non violente” (CNV), langage développé par Marshall Rosenberg et que je vous explique ci-dessous.&nbsp;</p>



<p><br>La CNV est composée de 4 étapes :&nbsp;</p>



<ul><li><strong>L’observation </strong>: cette première étape vous invite à dire factuellement ce que vous avez observé en vous basant sur des faits concrets et tangibles. Par exemple, plutôt que de dire “tu n’en fais toujours qu’à ta tête”, préférez le “je t’ai demandé à plusieurs reprises de ranger ta chambre et n’ai obtenu aucune réponse de ta part”<br><br></li><li><strong> Le sentiment </strong>: parlez de vous avec authenticité. Au&nbsp; “tu ne me considères pas” accusateur, soyez fidèle à vous même et préférez le “je ne me sens pas écoutée”.&nbsp;</li></ul>



<p>Nota bene : vos sentiments sont là pour vous rappeler vos besoins. il n’y a pas de bons ou de mauvais sentiments. En communication non violente, on parle plutôt de sentiments agréables ou désagréables.&nbsp;</p>



<ul><li><strong> Le besoin : </strong>D’après Marshall Rosenberg, il existe neuf besoins fondamentaux majeurs :&nbsp;<br>
<ul>
<li>Besoins physiologiques&nbsp;</li>
<li>Sécurité&nbsp;</li>
<li>Empathie</li>
<li>Créativité&nbsp;</li>
<li>Amour, intimité&nbsp;</li>
<li>Distraction&nbsp;</li>
<li>Récupération&nbsp;</li>
<li>Autonomie&nbsp;</li>
<li>Sens</li>
</ul>
</li></ul>



<p>Alors, après avoir mis des mots sur ces sentiments que vous éprouvez,, entrez encore davantage en introspection. Finalement, de quoi avez-vous besoin ? </p>



<ul><li><strong>La demande : &nbsp;</strong>La dernière étape d’un échange qui s’appuie sur la CNV est celle de la demande. Celle-ci doit être réalisable, précise, positive et concrète. Elle est toujours négociable, c’est à dire qu’il ne doit pas s’agir d’une exigence déguisée. Il ne doit y avoir donc ni manipulation, ni contrainte ni culpabilité.</li></ul>



<p>La CNV est bien plus qu’un langage et vous invite, au fil du temps, à concentrer votre attention sur ce qui est en jeu chez vous et chez l’autre et à réfléchir à votre intention : développer le réactionnel ou plutôt le relationnel ?</p>



<p><strong>Alors, êtes-vous prêt à retirer votre tu tue ?</strong></p>



<p>&nbsp;</p>
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		<title>“Le monde occidental est sous l’égide d’une vision détachée de toute intuition”</title>
		<link>https://bonheuracultiver.fr/interview-lise-gallois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 10:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assertivité]]></category>
		<category><![CDATA[Communication positive]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[intelligence collective]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Montpelliéraine, mère de deux enfants et habitante d’une tiny house, Lise Gallois est facilitatrice et médiatrice : elle accompagne les personnes, les couples et les groupes à nourrir des relations vivantes avec eux-mêmes et les autres. Passionnée depuis plusieurs années par la CNV et les outils d’intelligence collective, elle nous éclaire dans cette interview sur &#8230;</p>
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]]></description>
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<p>Montpelliéraine, mère de deux enfants et habitante d’une tiny house, Lise Gallois est facilitatrice et médiatrice : elle accompagne les personnes, les couples et les groupes à nourrir des relations vivantes avec eux-mêmes et les autres. Passionnée depuis plusieurs années par la CNV et les outils d’intelligence collective, elle nous éclaire dans cette interview sur notre rapport au temps, aux cycles et à la nature. Interview.&nbsp;<br></p>



<span id="more-82"></span>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="602" src="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/Lise-gallois-1024x602.jpg" alt="" class="wp-image-6569" srcset="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/Lise-gallois-1024x602.jpg 1024w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/Lise-gallois-300x176.jpg 300w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/Lise-gallois-768x452.jpg 768w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/Lise-gallois.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quels outils d’intelligence collective affectionnez-vous particulièrement ?</strong></h4>



<p><strong>Lise Gallois.  </strong>J’adore le cercle, c’est pour moi la forme géométrique de la communication humaine ouverte ! Je considère que l’humain est circulaire par nature. Depuis 2000 ans, le fonctionnement de notre société occidentale se veut très rationnel, structuré, linéaire et vertical. Passé, présent et futur se suivent dans nos esprits selon le principe d’un temps linéaire mais cette vision est une idée mentale relativement arbitraire. En effet, d’autres civilisations ont une vision cyclique du temps, par analogie avec, par exemple, les saisons, le jour et la nuit, etc. Le cercle est en résonance avec cette conception du monde et de la nature, c’est un outil puissant et bousculant. Les représentations linéaires ou cycliques ont des répercussions au quotidien et dans la vie professionnelle. Placés en rangées, les gens se retrouvent en face de l&rsquo;autorité, il y a ceux qui parlent et ceux qui écoutent. Dans un cercle, il n’y a que des gens qui se voient tous, et chacun compte au même titre que les autres. Un pouvoir «&nbsp;avec&nbsp;».  J’apprécie aussi le Forum Ouvert, une approche d’animation de groupe qui permet la réalisation de réunions créatives et stimulantes. Dans un Forum Ouvert, les participants créent et gèrent eux-mêmes un ordre du jour pour répondre à une problématique stratégique en peu de temps. C’est un format qui permet de faire émerger de l’enthousiasme. Bien sûr, il faut que l’équipe dirigeante soutienne ce type de rencontres et soit impliquée.  </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Vous proposez un accompagnement qui contribue à redéployer les parts « féminines » nécessaires aux parts « masculines ». Bien que nous soyons dans une société qui proclame l’égalité homme-femme, notre société me semble encore marquée par “l’emprise du genre” : quelle est votre position à ce sujet ?</strong></h4>



<p><strong>LG. </strong>Plutôt que de parler d’égalité, je préfère parler d’équité. Que faisons-nous aujourd’hui pour écouter les besoins et aspirations de chacun ? Les physiologies énergétiques des hommes et des femmes sont différentes et ne s’entretiennent pas de la même façon. Le monde occidental est sous l’égide d’une vision très linéaire, très partielle, détachée de toute intuition, de l’écoute des rythmes de chacun… L’organisation a tout à gagner à revitaliser des parts féminines dans le fonctionnement individuel et collectif, pour que les temps d’action soient soutenus par des temps d’écoute. D’une façon générale, les valeurs qui régissent notre société et nos comportements individuels, femmes comme hommes, sont plutôt «&nbsp;masculines&nbsp;» : performance, rapidité, compétition,ce qui se voit et s’entend, … Il me semble nécessaire de trouver un équilibre entre les parts «&nbsp;masculines&nbsp;» et «&nbsp;féminines&nbsp;». J’entends par féminité, tout ce qui relève de l’observation, ce qui n’est pas visible, palpable. L’intuition, l’empathie, les forces de vie à l’œuvre entre les humains… Comment s’y prendre ? Individuellement, pour honorer ces deux parts, j’invite mes clients à s’observer, à prendre le temps de ressentir et d’identifier leurs besoins. Au niveau collectif, tous les outils que j’utilise vont soutenir cette revitalisation. Dans un groupe, rien que de se mettre en cercle ou de fonctionner en forum ouvert va permettre de réintégrer des parts «&nbsp;féminines&nbsp;».  </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Sur quelles approches basez-vous votre accompagnement&nbsp; ? </strong></h4>



<p><strong>LG. </strong>La communication non violente en tant qu’art de vivre m’accompagne partout. Il ne s’agit pas de formuler des gentilles phrases toutes plates, mais de se relier aux ressources puissantes que sont nos besoins, dans toute situation, pour nous guider vers ce qui est juste pour nous et juste pour prendre soin de la connexion à l’autre. Cela fonctionne individuellement et collectivement. Cela permet aux personnes et aux groupes de se rencontrer vraiment sur un plan fécond (celui des besoins profonds), là où rester sur le plan des solutions sans jamais voir quels besoins sont sous-jacents peut être épuisant et source de tensions (chacun peut vouloir avoir raison), cela permet de créer ensemble. Je suis également particulièrement sensible à l’écopsychologie, née de la rencontre entre l’écologie et la psychologie. Au cours de son évolution l’être humain s’est peu à peu distancié de la nature au point de perdre la capacité à la ressentir. L’écopsychologie nous incite à repenser notre mode d’être au monde, à nous reconnecter au Vivant. Cette approche met l’accent sur l’empathie directe avec le milieu et estime que l&rsquo;écologie et la psychologie ont besoin l&rsquo;une de l&rsquo;autre. Dans mon travail, je m’appuie aussi sur des outils inspirés de la méthode des constellations systémiques. Il s’agit d’une méthode préconisée pour faciliter la prise de décision et la résolution de problèmes en entreprise et dont la particularité est de privilégier les savoirs implicites (ressentis ou savoirs d&rsquo;expérience) pour se faire une représentation claire de la situation problématique. Cette approche s&rsquo;avère complémentaire des approches de management classiques qui s&rsquo;appuient sur l&rsquo;utilisation de savoirs plus factuels (chiffres, raisonnements, etc.). Les collaborateurs vont ainsi chacun jouer un rôle physiquement et représenter dans l&rsquo;espace une composante du système en question : un service, une fonction, un partenaire ou un client de l&rsquo;entreprise.&nbsp; Finalement, mon approche en tant que facilitatrice s’appuie sur un triple lien : lien à soi, lien aux autres et lien à la nature. <br></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les livres qui vous ont le plus touchée, marquée dans vos réflexions sur le bien-être, la conscience de soi, la connexion avec ses besoins profonds ?</strong></h4>



<p><strong>LG. </strong>Les livres de Pierre Rabhi sans aucun doute, notamment “la sobriété heureuse” et “Eloge du génie créateur de la société civile”. En CNV, j’ai beaucoup aimé le livre de&nbsp; Thomas D&rsquo;Ansembourg “cessez d’être gentil, soyez vrai”. Pour ce qui touche plus à la psychanalyse, les livres d’Alice Miller et d’Isabelle Filliozat me semblent incontournables. Enfin, j’ai aimé “Le processus de la présence” de Michael Brown, qui est une sorte de mode d’emploi du «&nbsp;pouvoir de l’instant présent&nbsp;» proposé par Eckart Tolle, qui invite à reprendre la responsabilité de notre expérience de vie, et “votre santé en lieu sûr” d’Alain de Luzan. J’aimerais aussi conseiller 3 films qui m’ont particulièrement inspirée : Etre et Devenir” de Clara Bellar, “En Quête de Sens” de Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste et, enfin, “L’Autre connexion” de Cécile Faulhaber.&nbsp;<br></p>



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