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	<title>Archives des Featured - Affirmé·e</title>
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	<description>Du bonheur à cultiver</description>
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	<title>Archives des Featured - Affirmé·e</title>
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		<title>« Pour retrouver le bonheur, il faut retrouver ses sens, s’ouvrir au monde sensible »</title>
		<link>https://bonheuracultiver.fr/interview-hesna-cailliau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 18:52:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assertivité]]></category>
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Femme d’intuition, passionnée par les voyages, l’histoire et la culture, Hesna est intervenante auprès de chefs d’entreprise et l’auteure des livres “le paradoxe du poisson rouge” et “les bâtisseurs du futur”. En 3 questions, Hesna nous invite à réfléchir au développement impersonnel et au bonheur. Interview en pleine conscience. Comment le bonheur se manifeste t-il &#8230;</p>
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<p>Femme d’intuition, passionnée par les voyages, l’histoire et la culture, Hesna est intervenante auprès de chefs d’entreprise et l’auteure des livres “le paradoxe du poisson rouge” et “les bâtisseurs du futur”. En 3 questions, Hesna nous invite à réfléchir au développement impersonnel et au bonheur. Interview en pleine conscience.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment le bonheur se manifeste t-il dans notre culture occidentale ?&nbsp;</strong></h4>



<p><strong>Hesna Cailliau. </strong>Dans la culture occidentale, depuis les philosophes des lumières, la raison a été mise sur un pied d’estale, au détriment de l’intuition. Trop de rationalisme conduit au désenchantement du monde. Il est important de garder cette faculté de s’étonner et de s’enthousiasmer. Dès que l’on commence à analyser, on ne ressent plus rien, on tombe dans le jugement. Pour tous&nbsp; les sages de l’humanité,&nbsp; l’intuition est notre troisième oeil, notre intelligence supérieure. Son origine est mystérieuse, les neurosciences n’ont jamais pu démontrer l’hypothèse qu’elle viendrait du cerveau, mais seulement constater qu’elle éclaire le cerveau quand elle jaillit. &nbsp;Pour retrouver le bonheur, il faut retrouver ses sens, s’ouvrir au monde sensible “Avec l’intuition nous inventons, avec la raison nous démontrons”, disait Henri Poincaré, “Dès que nous commençons à raisonner, nous coupons le processus de l’intuition”</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong>Comment pouvons-nous renouer avec l’intuition ?</strong></strong></h4>



<p><strong>HC. </strong>Il faut retrouver suffisamment de calme pour permettre à l’intuition de jaillir. “Éteignez tout et le monde s’allume” dit Sylvain Tesson. Cela peut passer par une prise de distance avec les écrans pour se voir physiquement, échanger, prendre le temps de se regarder. Dans une conversation, tous nos sens sont en éveil et l’intuition transite par nos sens. Il importe aussi de s’accorder tous les jours des temps de respiration pour retrouver l’inspiration et nos aspirations profondes : 3 mots qui partagent la même racine “spir”, qui a donné en latin “spiritus” le souffle. Sans ce souffle, on s’essouffle . D’où l’importance de la méditation qui permet de calmer son mental, toujours plus ou moins agité.  En transcendant l’égo, nous pouvons alors toucher cette part divine, impersonnelle  qui est en nous, source de créativité infinie  et qui  nous relie aux autres et à la nature. La méditation n’a donc rien à voir avec l’arsenal des techniques de développement personnel qui fleurissent de nos jours et qui risquent à la longue de renforcer l’ego.<br>Le bonheur se trouve aussi quand nous nous sentons compris, écouté, dans l’instant. Le bonheur, c’est donc la bonne heure, ici et maintenant. Le chemin est plus important que le but, il se trace en marchant et en prenant son temps. C’est en retrouvant la joie de l’instant présent, en étant en résonance avec les autres, en développant une ouverture d’esprit et du coeur que nous pouvons aspirer au bonheur.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>L’intuition est une énergie plutôt féminine. Comment pouvons-nous l’incarner pleinement ?</strong></strong></strong></h4>



<p><strong>HC.</strong> En effet, le féminin correspond à l’intuition, le masculin à la raison.  Malheureusement, dans notre culture cartésienne, le masculin l’emporte sur le féminin. C’est l’inverse dans la culture chinoise. Pour la sagesse Taoïste, c’est par le féminin que l’homme peut obtenir le salut :   le Tao Te King le dit bien  “Connais en toi le masculin (yang) mais adhère au féminin (yin)”. Je pense que la libération de la femme en Occident, c’est la libération du masculin de la femme. Aujourd’hui, il faudrait privilégier  la conjonction “et” qui relie les contraires  plutôt que le “ou/ou” qui les oppose,  trouver un juste  équilibre entre les deux et le laisser rayonner dans l’entreprise.</p>
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		<title>Pourquoi et comment arrêter de critiquer son boss</title>
		<link>https://bonheuracultiver.fr/pourquoi-et-comment-arreter-de-critiquer-son-boss/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 11:26:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assertivité]]></category>
		<category><![CDATA[Communication positive]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Affirmation de soi]]></category>
		<category><![CDATA[assertivité]]></category>
		<category><![CDATA[communication non violente]]></category>
		<category><![CDATA[Ego]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous êtes au travail, à la machine à café avec quelques uns de vos collègues. Vous dégustez votre Espresso dans une ambiance légère et conviviale ...</p>
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<h3 class="wp-block-heading">Remarquez l&rsquo;égo collectif à la machine à café </h3>



<p>Encore contrarié par votre dernière entrevue avec votre patron, vous vous amusez à le tourner en dérision&#8230; Rien de bien méchant, une simple moquerie qui trouve du répondant auprès de vos collègues. Une voix formule vos pensées, votre égo agit comme un filtre sur les évènements. On entend des rires, chacun ajoute sa petite touche humouristique, évoque une anecdote personnelle&#8230; Un vent de complicité souffle sur l&rsquo;ambiance générale. Momentanément, collectivement, vous cessez d&rsquo;être la victime. L&rsquo;humour déguise votre contrariété, travestit vos émotions désagréables. Donner tord à votre patron vous donne un sentiment de supériorité. A la machine à café, le sentiment d&rsquo;appartenance s&rsquo;en trouve renforcé. L&rsquo;égo collectif monte en puissance, prend le pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Reconnaissez la manifestation de la frustration</h3>



<p>Finalement, bien que vous fassiez preuve d&rsquo;humour, vous n&rsquo;êtes pourtant pas sorti de cette relation négative, décourageante et frustrante. Vous ruminez, vous ressassez toujours. Vous vous êtes peut être même fait prendre dans un jeu psychologique sans en avoir conscience. Les émotions et pensées négatives s&rsquo;accrochent à vous. Vous commencez à prendre conscience qu&rsquo;en réalité, à la machine à café, votre besoin de reconnaissance et votre frustration est simplement entré en résonnance avec celle des autres. Votre plainte a trouvé de l&rsquo;écho.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Osez vous dire  </h3>



<p>Seulement voilà, se plaindre n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la présentation d&rsquo;une demande cachée. Alors, reprenons depuis le début, depuis cette scène qui vous a déplu. Pendant votre entrevue avec votre patron, vous n&rsquo;avez rien dit, rien laissé transparaître. Vous êtes restés stoïque, impassible quoi qu&rsquo;un peu crispé. Vous n&rsquo;avez pas osé demander, vous avez ruminé intérieurement, donné raison à votre égo, bref, vous vous êtes perdu dans vos récriminations. Pour sortir de cela, votre responsabilité est d&rsquo;exprimer clairement ce que vous acceptez et refusez. Pour éviter d&rsquo;entrer dans un jeu psychologique, il ne faut parler que du problème actuel, s&rsquo;en tenir aux faits, sans s&rsquo;en prendre à l&rsquo;identité de votre interlocuteur. Il faut aussi éviter les sous entendus, ne pas psychologiser ou théoriser. Bref, une seule solution : prendre l&rsquo;engagement de vous sentir responsable de vos émotions, de dire ce que vous ressentez. Le changement commence par vous-même et invite à prendre certains risques, celui de la confrontation et de la responsabilisation. A ce sujet, je vous invite à lire l&rsquo;article <a href="https://bonheuracultiver.fr/exit-le-tu-qui-tue/">Exit le tu qui tue !</a>. Finalement, le vrai pouvoir, ce n&rsquo;est pas celui que vous avez cru avoir à la machine à café. Non, le vrai pouvoir n&rsquo;est pas une question de rapports avec les autres mais la marge de manœuvre que vous vous accordez à vous même.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Libérez vous de l&rsquo;égo, recherchez le plaisir </h3>



<p>Vous pouvez donc réagir autrement face à une situation désagréable. Vous auriez aimé que votre patron fasse preuve de reconnaissance pour le dernier rapport que vous avez bouclé à minuit ? Malheureusement il s&rsquo;est montré très critique et vous voilà déçu, contrarié et découragé. Pourtant, vous pouvez agir sans penser à la considération et à l&rsquo;estime que vous pouvez tirer de ceux qui vous managent. D&rsquo;après vous, votre patron devrait être reconnaissant et faire preuve de gratitude vous concernant ? Et si vous changiez de perspective ? En étiquetant les personnes, vous construisez une attente envers elles. Lorsque la réalité n&rsquo;atteint pas vos attentes, l&rsquo;égo est déçu et vous en voulez aux personnes concernées. Vous éprouvez alors du ressentiment. Votre égo cherche à se réaliser dans le travail. Vous n&rsquo;êtes pas votre travail. Vous n&rsquo;êtes pas le jugement porté par votre patron. L&rsquo; appréciation qu&rsquo;il porte sur vos travaux lui appartient. Quant à vous, vous êtes responsable de la façon dont vous accueillez ses commentaires. Mais, attention, cela ne signifie pas chercher coûte que coûte à chasser vos émotions désagréables, bien au contraire. Vous pouvez observer simplement les choses telles qu&rsquo;elles se présentent à vous, les sensations ressenties. Bien entendu, vous avez le droit d&rsquo;être contrarié et vous pouvez apprendre à le dire. Aussi, et si dans vos missions vous recherchiez le plaisir plutôt que le désir ? Le désir vous fait croire que vous serez toujours plus heureux après avoir obtenu quelque chose, de la reconnaissance par exemple. Le plaisir revient à trouver de la joie dans votre espace intérieur et dans l&rsquo;énergie qui y circule quand vous êtes en action.</p>
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		<title>« La méditation : un outil fabuleux pour accompagner les changements organisationnels »</title>
		<link>https://bonheuracultiver.fr/interview-marie-tumoine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 13:56:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
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		<category><![CDATA[Management]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du haut de ses 32 ans, Marie Tumoine est mère d’une petite fille de 19 mois et passionnée par les sujets relatifs au développement personnel et à la méditation de pleine conscience. Après plusieurs voyages à l’étranger, une quête spirituelle de 735 km sur le chemin de Compostelle et le suivi d’un cycle MBSR sur &#8230;</p>
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<p></p>



<p></p>



<p><br>Du haut de ses 32 ans, Marie Tumoine est mère d’une petite fille de 19 mois et passionnée par les sujets relatifs au développement personnel et à la méditation de pleine conscience. Après plusieurs voyages à l’étranger, une quête spirituelle de 735 km sur le chemin de Compostelle et le suivi d’un cycle MBSR sur Lille, Marie rejoint en juillet dernier les équipes de <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.petitbambou.com/fr/" target="_blank">Petit Bambou</a>, leader de la méditation de pleine conscience en Français sur mobile. Son rôle ? Accompagner les dirigeants, équipes RH et managers à développer le mindfulness dans leurs organisations. Interview.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>En quoi consistent vos missions de Business Developer chez Petit Bambou ?</strong></h4>



<p><strong>Marie Tumoine. </strong>Chez Petit Bambou, je suis l’interlocutrice privilégiée des entreprises qui souhaitent développer la concentration, la créativité et l&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit de leurs équipes à travers la méditation. Petit Bambou organise de nombreuses conférences et ateliers sur la méditation dans des organisations aux secteurs très variés. Pour construire nos programmes, nous nous entourons&nbsp; d’instructeurs MBSR, de coach de dirigeants, de formateurs, etc.&nbsp;</p>





<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong>Pourquoi proposer la méditation en entreprise ?</strong></strong></h4>



<p><strong><strong>MT. </strong></strong>Dans une société où les entreprises cherchent à concilier bien-être et performance, la méditation de pleine conscience est devenue un outil de plus en plus reconnu et utilisé. Nous partons du principe que les micro-transformations de chaque individu entraînent une macro-transformation de l’organisation. Au travail, nous sommes bien souvent sur-sollicités en permanence (multitasking, accélération du rythme et du nombre d&rsquo;interlocuteurs, flux d&rsquo;informations en continu &#8230;). Cette surcharge cognitive nous pousse à passer en mode pilote automatique et fragmente notre attention. De ce fait, notre concentration totale est de plus en plus rare. L’un des premiers effets positifs de la méditation est justement de pouvoir retrouver une capacité d’attention, d’être pleinement présent, ici et maintenant. La méditation est un outil fabuleux pour accompagner les changements organisationnels instaurés par les entreprises.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Comment procédez-vous concrètement ?</strong></strong></strong></h4>



<p><strong>MT.</strong> La première étape consiste à faire tomber les obstacles et tous les préjugés avec des explications simples et décomplexées sur la méditation. Pour cela, nous amenons les dirigeants, équipes RH et managers à se poser les bonnes questions : Quels bénéfices de la Mindfulness résonnent avec les enjeux et les besoins de leur entreprise ? Qui pourrait appuyer ou soutenir cette initiative en interne ? Quels sont les leviers de communication interne pour soutenir l’initiative ? Comment avancer concrètement et pragmatiquement à très court terme ? Ensuite, nous travaillons avec les équipes afin de mettre en avant des conseils sur la méditation dans des conférences, des bulletins d&rsquo;information, newsletters et affichages. Bien sûr, la meilleure manière d&rsquo;ancrer la méditation dans les entreprises est de la faire essayer. Afin de proposer une première séance en présentiel, les dirigeants peuvent faire appel à un instructeur de méditation certifié ou utiliser comme support une application de méditation comme <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.petitbambou.com/fr/" target="_blank">Petit BamBou</a>. Autre élément important, il faut qu’un temps et qu’une salle soient réservés pour la méditation en interne. Enfin, la dernière phase consiste à ancrer la culture de la mindfulness dans l’organisation. Pour cela, plusieurs solutions sont possibles comme fournir un accès illimité aux employés et collaborateurs à <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.petitbambou.com/fr/" target="_blank">Petit BamBou</a>, organiser des conférences en invitant des experts à informer sur différentes thématiques (bien-être au travail, équilibre vie professionnelle/ vie personnelle, sommeil, sport et nutrition, développement personnel), trouver des ambassadeurs pour animer régulièrement des séances de méditation et, bien sûr, mesurer les effets de ces investissements. Nous proposons aussi des cycles MBSR à destination des managers afin qu’ils puissent découvrir comment la pleine conscience peut contribuer à enrichir leur posture de dirigeant, leur permettre de développer une plus grande aisance relationnelle et de prendre des décisions plus justes plus rapidement.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>D’après vous, quels sont les effets bénéfiques de la méditation sur le cerveau ?</strong></strong></strong></strong></h4>



<p><strong><strong>MT. </strong></strong>Les organisations ayant déployé des programmes de méditation à l&rsquo;échelle de l&rsquo;entreprise témoignent d&rsquo;un impact positif sur la concentration, la créativité et l&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit &#8211; composantes toutes importantes dans notre environnement actuel qui est de plus en plus instable, incertain, complexe et ambigu. En effet, la méditation de pleine conscience augmente la résilience au stress, la capacité d’attention et contribue à développer l’intelligence émotionnelle. La mindfulness permet aussi d&rsquo;aborder le changement au-delà de nos schémas habituels, et d&rsquo;être ainsi plus créatifs.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>Comment éviter l’effet “oneshot” de la méditation ?</strong></strong></strong></strong></strong></h4>



<p><strong><strong><strong>MT. </strong></strong></strong>C’est comme un sport ou un régime alimentaire ! La première étape consiste à instaurer un rituel en définissant un temps et un lieu. Cela peut être avant de se coucher, sous la douche… On peut aussi rejoindre un groupe pour bénéficier de l’émulation collective&#8230;Au final, seule la motivation de chacun permet une pratique régulière.</p>
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		<title>« Toute problématique de vie se retrouve dans le corps et inversement »</title>
		<link>https://bonheuracultiver.fr/interview-caroline-jacob/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2020 21:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[pleine conscience]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ostéopathe et animatrice de groupes de méditation de “pleine conscience”, Caroline Jacob n’a jamais cessé de se former au cours de sa vie. Passionnée par le lien entre le corps et l’esprit, elle a récemment suivi une formation sur le MBCL&#160; (Mindful Based Living Compassion) et la méditation metta. Dans cette interview, elle nous éclaire &#8230;</p>
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<p>Ostéopathe et animatrice de groupes de méditation de “pleine conscience”, Caroline Jacob n’a jamais cessé de se former au cours de sa vie. Passionnée par le lien entre le corps et l’esprit, elle a récemment suivi une formation sur le MBCL&nbsp; (Mindful Based Living Compassion) et la méditation metta. Dans cette interview, elle nous éclaire sur les bienfaits de la compassion et de la bienveillance.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Vous êtes ostéopathe, en quoi consiste votre métier ?</strong></h4>



<p><strong>Caroline Jacob. </strong>&nbsp;Les recherches en neurosciences montrent de plus en plus que le corps et l’esprit sont intrinsèquement connectés et qu’ils s’influencent continuellement l’un et l’autre.<strong> </strong>Le corps est une entité biologique, psychoaffective et spirituelle qui ne cache rien, ni dans ses tensions, ni dans l’expression de ses émotions. Je considère que l’ostéopathie est une médecine manuelle, holistique, qui vise justement à repérer les zones de tension dans le corps et à restaurer de la motilité et mobilité. Dans mon approche, je tiens toujours compte du vécu émotionnel du patient, de son environnement, je ne cherche donc pas à traiter à un symptôme mais plutôt à en rechercher la cause. Je pratique l’ostéopathie tissulaire. Il s’agit d’une technique privilégiant des mouvements très lents et portant sur les tissus en profondeur.&nbsp; L’ostéopathie tissulaire a été surtout développée en France grâce à Pierre Tricot dans les années 80. L’idée est de considérer le corps comme une entité globale et entière et non pas comme composé de parties articulées. Les tissus gardent en mémoire nos émotions, les chocs subis, l&#8217;empreinte de nos traumatismes. En parallèle avec mes études de kiné, j’ai suivi une formation en massage holistique, ces formations et mon parcours&nbsp; ont été également influencés&nbsp; par les travaux de Jean-Louis Abrassart qui a créé la formation à la Relation d&rsquo;Aide par le Toucher et qui associe les techniques de massage avec des outils de psychothérapie. Cette méthode s’appuie sur l’idée que toute problématique de vie se retrouve dans le corps et inversement. La Relation d’Aide par le Toucher ne propose pas d’interpréter intellectuellement le mal-être mais d’entrer en contact avec la manière dont il se manifeste dans notre corps, de l’intégrer avec ses résonances et ses liens avec notre histoire pour qu’il se transforme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong>Vous animez des sessions de&nbsp; “pleine conscience”. Comment la décririez-vous ?</strong></strong></h4>



<p><strong><strong>CJ. </strong></strong>La pleine conscience invite à être en paix avec la réalité telle qu’elle est, à être attentif à l’expérience telle qu’elle se déroule instant après instant, sans jugement et sans préjugé. On observe un engouement ces dernières années autour du sujet, loin d’être un effet de mode je pense qu’il s’agit d’un besoin manifesté par tout un chacun pour retrouver plus de lenteur, de calme, de présence et de sens.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Qu’est ce que le MBCL (Mindful Based Living Compassion) et la méditation metta bhavana ?</strong></strong></strong></h4>



<p><strong>CJ. </strong> Le MBCL est une approche créée par Erik van den Brink et basée sur la pleine conscience qui implique d’être sensible à nos émotions et à celles des autres. L’auto-compassion est une clé du bien-être mental qui ne parvient pas toujours à s’exprimer. Heureusement, elle peut être entraînée et approfondie par la pratique.&nbsp; En la développant, elle va nous guider vers une plus grande ouverture et empathie avec les autres. L’activation de la compassion s&rsquo;entraîne à travers une série d’exercices. Pour renforcer la compassion, Tania Singer, psychologue et neuroscientifique allemande, a testé divers exercices. L’un s’inspire des traditions bouddhistes : des sujets méditent sur une personne proche, dirigeant en pensée leur affection et leur tendresse vers elle. Puis ils élargissent peu à peu les mêmes sentiments à des connaissances, à des étrangers, et même à des personnes avec qui nous pouvons nous sentir en conflit.&nbsp;</p>



<p>La méditation metta&nbsp; bhavana est axée sur la bienveillance. Metta veut dire amour, amitié ou bienveillance illimitée et universelle, bhavana signifie développement. Cette méditation nous aide donc à cultiver les graines de bienveillance déjà présentes en nous et à les faire grandir pour développer dans notre cœur une attitude toujours grandissante d&rsquo;ouverture et de bienveillance. Nous développons donc la capacité à vivre de plus en plus en harmonie avec les autres et avec nous-mêmes.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>Quels sont les livres qui vous ont le plus touché, marqué dans vos réflexions sur la pleine conscience et le développement personnel ?</strong></strong></strong></strong></h4>



<p><strong>CJ.</strong> Il y a “ne te quitte pas” de Martin Aylward. Dans ce livre, Martin Aylward nous propose de “descendre dans notre corps”, d’habiter notre expérience sensorielle, de développer notre intuition et nos qualités d’écoute. Il y a aussi “Et Nietzsche a pleuré” d’Irvin D. Yalom, un livre de psychothérapie qui se lit comme un roman !</p>



<p></p>
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		<title>Exit le tu qui tue !</title>
		<link>https://bonheuracultiver.fr/exit-le-tu-qui-tue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2020 16:59:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Communication positive]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[communication non violente]]></category>
		<category><![CDATA[communication positive]]></category>
		<category><![CDATA[écoute participative]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous êtes vous déjà surpris à déverser votre colère sur une personne de votre entourage qui, sans nul doute, semblait être à l’origine de votre mal-être&#160; ? Avez-vous remarqué que, lorsque vous espériez susciter compréhension et bienveillance de sa part en lui criant dessus, vous provoquiez “bizarrement” l’effet inverse ? Cet article vous propose des &#8230;</p>
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<p>Vous êtes vous déjà surpris à déverser votre colère sur une personne de votre entourage qui, sans nul doute, semblait être à l’origine de votre mal-être&nbsp; ? Avez-vous remarqué que, lorsque vous espériez susciter compréhension et bienveillance de sa part en lui criant dessus, vous provoquiez “bizarrement” l’effet inverse ? Cet article vous propose des pistes pour développer une communication saine et vivante et vous ouvre les portes de l&rsquo;écoute participative.</p>



<span id="more-366"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/jaime-spaniol-L0N74GWsq8-unsplash-1024x576.jpg" alt="" width="502" height="282"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Au diable le tu tue !</strong></h3>



<p>Non, je ne parle pas de cette jupe portée par les danseuses de ballet classique mais bel et bien de l’utilisation abusive du “tu” et du “juge-ment”. La communication positive implique de ne pas recourir à la négation et à la dévalorisation de l’autre et invite plutôt chacun à analyser ses pensées, à comprendre et assumer ses émotions et par là même à découvrir ses besoins sous- jacents. En disant “tu” à l’autre, vous l’agressez et l’accusez. Or, devant un reproche, et à moins que votre interlocuteur ait quelques tendances sadomasochistes, il est fort probable que vos remarques ne soient pas accueillies avec toute la bienveillance et l’ouverture d’esprit que vous imaginiez mériter. Accusé, votre interlocuteur vous attaquera à son tour, se justifiera ou se mettra dans une posture de retrait. Diantre, vous qui nourrissiez l’espoir intérieur d’être enfin compris(e).</p>



<p>Pour vous aider à y voir plus clair,&nbsp; observons ces deux formulations :&nbsp;</p>



<ul><li>Formulation 1 : “Tu es pénible à ne jamais m’écouter”&nbsp;</li><li>Formulation 2 :&nbsp; “Je me sens agacée par l’absence de réponse”&nbsp;</li></ul>



<p>La première formulation s’appuie sur une accusation de votre interlocuteur qui, il y a fort à parier, risque de vous envoyer paître au fin fond d’une contrée lointaine. La seconde s’appuie sur une appropriation de vos pensées et de vos émotions. Dans ce cas précis, vous parlez sincèrement, à coeur ouvert et vous avez nettement plus de chance d’obtenir l’attention de la personne en face de nous. En d’autres termes, dire “tu” revient à parler sur l’autre tandis que dire “je” démontre une volonté de se faire comprendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Parlez</strong> à coeur ouvert</h3>



<p>Parler en “je”, implique&nbsp; d’entrer dans une démarche d’authenticité, de respect à soi-même et de respect aux autres. Bien communiquer, c’est savoir s’écouter dans un premier temps et savoir exprimer les sentiments qu’une situation crée en nous. Pour utiliser plus naturellement le “je” dans nos relations, vous pouvez avoir recours à la “communication non violente” (CNV), langage développé par Marshall Rosenberg et que je vous explique ci-dessous.&nbsp;</p>



<p><br>La CNV est composée de 4 étapes :&nbsp;</p>



<ul><li><strong>L’observation </strong>: cette première étape vous invite à dire factuellement ce que vous avez observé en vous basant sur des faits concrets et tangibles. Par exemple, plutôt que de dire “tu n’en fais toujours qu’à ta tête”, préférez le “je t’ai demandé à plusieurs reprises de ranger ta chambre et n’ai obtenu aucune réponse de ta part”<br><br></li><li><strong> Le sentiment </strong>: parlez de vous avec authenticité. Au&nbsp; “tu ne me considères pas” accusateur, soyez fidèle à vous même et préférez le “je ne me sens pas écoutée”.&nbsp;</li></ul>



<p>Nota bene : vos sentiments sont là pour vous rappeler vos besoins. il n’y a pas de bons ou de mauvais sentiments. En communication non violente, on parle plutôt de sentiments agréables ou désagréables.&nbsp;</p>



<ul><li><strong> Le besoin : </strong>D’après Marshall Rosenberg, il existe neuf besoins fondamentaux majeurs :&nbsp;<br>
<ul>
<li>Besoins physiologiques&nbsp;</li>
<li>Sécurité&nbsp;</li>
<li>Empathie</li>
<li>Créativité&nbsp;</li>
<li>Amour, intimité&nbsp;</li>
<li>Distraction&nbsp;</li>
<li>Récupération&nbsp;</li>
<li>Autonomie&nbsp;</li>
<li>Sens</li>
</ul>
</li></ul>



<p>Alors, après avoir mis des mots sur ces sentiments que vous éprouvez,, entrez encore davantage en introspection. Finalement, de quoi avez-vous besoin ? </p>



<ul><li><strong>La demande : &nbsp;</strong>La dernière étape d’un échange qui s’appuie sur la CNV est celle de la demande. Celle-ci doit être réalisable, précise, positive et concrète. Elle est toujours négociable, c’est à dire qu’il ne doit pas s’agir d’une exigence déguisée. Il ne doit y avoir donc ni manipulation, ni contrainte ni culpabilité.</li></ul>



<p>La CNV est bien plus qu’un langage et vous invite, au fil du temps, à concentrer votre attention sur ce qui est en jeu chez vous et chez l’autre et à réfléchir à votre intention : développer le réactionnel ou plutôt le relationnel ?</p>



<p><strong>Alors, êtes-vous prêt à retirer votre tu tue ?</strong></p>



<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sortir des violences éducatives ordinaires  (VEO)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pouyet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Communication positive]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[éducation positive]]></category>
		<category><![CDATA[neurosciences]]></category>
		<category><![CDATA[parentalité positive]]></category>
		<category><![CDATA[VEO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première fois que j’ai entendu parler des Violences Éducatives ordinaires (VEO), c’était en écoutant le podcast “le nid” dédié à la parentalité. Le sujet a eu une résonnance particulière en moi : les VEO avaient jusqu’à présent été toujours socialement acceptées, inscrites dans beaucoup de schémas éducatifs. J’avais d’ailleurs déjà débattu avec certains amis &#8230;</p>
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<p>La première fois que j’ai entendu parler des Violences Éducatives ordinaires (VEO), c’était en écoutant le podcast “<a href="https://podtail.com/fr/podcast/le-nid/">le nid</a>” dédié à la parentalité.<br><br>Le sujet a eu une résonnance particulière en moi : les VEO avaient jusqu’à présent été toujours socialement acceptées, inscrites dans beaucoup de schémas éducatifs. J’avais d’ailleurs déjà débattu avec certains amis ou collègues à ce sujet et ces violences dites éducatives paraissaient pour la plupart acceptables et même nécessaires pour le développement de l’enfant. Malheureusement, à l’époque, je n’avais aucun argument factuel et scientifique pour argumenter contre.&nbsp;<br></p>



<span id="more-5398"></span>



<p>Dans cet article, je vous invite à&nbsp; découvrir les travaux de pédiatres, neurologues et psychanalystes concernant les VEO et le développement de l’enfant. je vous donne également quelques pistes pour vous tourner vers une éducation plus positive et énergisante. <br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/james-pond-HUiSySuofY0-unsplash-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6573" width="476" height="317" srcset="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/james-pond-HUiSySuofY0-unsplash-1024x683.jpg 1024w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/james-pond-HUiSySuofY0-unsplash-300x200.jpg 300w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/james-pond-HUiSySuofY0-unsplash-768x512.jpg 768w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/james-pond-HUiSySuofY0-unsplash-1536x1024.jpg 1536w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/james-pond-HUiSySuofY0-unsplash-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 476px) 100vw, 476px" /></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les VEO, c’est quoi ?</strong></h4>



<p>Les Violences Éducatives Ordinaires (VEO) constituent la forme de violence entre humains la plus courante et socialement acceptée dans le monde. On dit qu’elle est ordinaire car quotidienne et ancrée dans beaucoup de schémas éducatifs. Factuellement, on y retrouve les violences physiques  comme donner des tapes, des fessées, tirer les cheveux ou les oreilles ainsi que les violences verbales et psychologiques comme les cris, insultes, propos humiliants, menaces ou manipulation. Le terme ”VEO” a été employé la première fois par Olivier Maurel, fondateur en 2005 de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) après sa découverte des  travaux d’Alice Miller, docteure en philosophie, psychologie et psychanalyste. De très nombreuses études, dont celles d’Alice Miller justement, ont démontré que ces pratiques dites éducatives sont en réalité inefficaces, dangereuses et nuisibles. <br></p>



<p>Depuis juillet 2019, la france s’est dotée d’une législation qui rend le recours au droit de correction obsolète, soit presque 40 ans après la Suède. Cette loi à visée plutôt symbolique lance un nouveau défi, celui d’accompagner les parents et professionnels dans la connaissance des méfaits des VEO et la compréhension du développement de l’enfant.</p>



<p>Si vous souhaitez aller plus loin dans la compréhension de ce que sont les VEO, je vous conseille les livres “le drame de l’enfant doué” et “c’est pour ton bien” d’Alice Miller. <br></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi les VEO sont nuisibles </strong></h4>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/rock-n-roll-monkey-wPG9e5NADU0-unsplash-1-1024x575.jpg" alt="" class="wp-image-6576" width="512" height="287" srcset="https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/rock-n-roll-monkey-wPG9e5NADU0-unsplash-1-1024x575.jpg 1024w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/rock-n-roll-monkey-wPG9e5NADU0-unsplash-1-300x168.jpg 300w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/rock-n-roll-monkey-wPG9e5NADU0-unsplash-1-768x431.jpg 768w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/rock-n-roll-monkey-wPG9e5NADU0-unsplash-1-1536x862.jpg 1536w, https://bonheuracultiver.fr/wp-content/uploads/2019/11/rock-n-roll-monkey-wPG9e5NADU0-unsplash-1-2048x1150.jpg 2048w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure></div>



<p>Les neurosciences affectives ont apporté beaucoup ces dernières années dans la compréhension du développement de l&rsquo;enfant. Dans sa conférence “<a href="https://www.youtube.com/watch?v=DvcJtn7ZCfU">Les neurosciences et le développement de l’enfant</a>”, la pédiatre Dr Catherine Gueguen explique que le cerveau de l’enfant est immature, fragile, vulnérable et malléable. l’enfant est dominé par son cerveau émotionnel jusqu’à 5 ans.</p>



<p>Son cerveau est sous la dépendance de facteurs génétiques, environnementaux et épigénétiques, c’est à dire que l’environnement social, nutritionnel et affectif vont avoir un impact sur son développement cognitif et sensoriel.&nbsp;</p>



<p>Quand l’enfant vit des humiliations répétitives, il développe des mécanismes de protection psychique qui lui permettront de supporter les prochaines agressions. En d’autres termes, l’enfant va devenir distant vis à vis de lui-même et ne pourra pas apprendre à se connaître. Or, parler de ce qui nous inquiète, nous fait peur, nous met en colère est important car l’expression des émotions apaise et régule notre cerveau émotionnel et plus particulièrement l’amygdale cérébrale, centre de la peur. Les émotions sont des réactions biologiques, instantanées de notre corps qui réagit. Elles peuvent être agréables ou désagréables et sont capitales car elles nous renseignent sur nos besoins profonds. Un enfant se construit donc en accédant à une conscience et une connaissance de lui-même et il est important de l’amener à reconnaître ses émotions et à en parler librement. Le cortisol, hormones du stress, peut interférer sur le développement des neurones s’il est présent en trop grande quantité. Or, le cortisol est sécrété lorsque l&rsquo;amygdale cérébrale est activée par la peur, le danger, la menace et cette structure est l&rsquo;une des seules à être mature à la naissance. Le nouveau né est donc ultrasensible à la peur. Laura van Harmelen, chercheuse Néerlandaise, a elle aussi observé que le cortex orbitofrontal, une structure impliquée dans l&#8217;empathie, la régulation des émotions, la prise de décision, le sens moral, diminue de volume chez l&rsquo;enfant en cas de maltraitance émotionnelle.<br></p>



<p>Pour permettre à l’enfant de grandir, il faut donc instaurer une relation empathique, aimante qui lui permette de développer ses compétences socio-émotionnelles, c’est à dire sa capacité à identifier les émotions qui le traversent mais aussi comprendre l’autre, l’écouter, coopérer et réagir aux situations conflictuelles.<br></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Et vous, que ressentez-vous ? </strong></h4>



<p>Le plus difficile pour vous en tant que parent ou encadrant est donc de faire face aux émotions de votre enfant en ayant conscience que jusqu’à ses cinq ans  il n’a aucun filtre ni pouvoir de contrôle car son cortex préfrontal (régulation des émotions, raisonnement) est immature. en tant que parent, il faut donc réussir à changer votre regard, se dire que le bébé ou votre enfant n&rsquo;est pas encore « équipé cérébralement » pour réagir autrement. </p>



<p>Derrière chaque situation conflictuelle, il y a deux choses : votre enfant et ses émotions débordantes et vous-même et la gestion de vos réactions. Comprendre l’origine de vos propres réactions, accueillir vos émotions avec bienveillance et engager une démarche de déprogrammation de vos déclencheurs est la première étape pour instaurer une éducation enrichissante et énergisante pour vous et vos enfants.&nbsp;</p>



<p>A ce sujet, je vous conseille le programme “parentalité bienveillante” de l’application de méditation “Petit Bambou”, programme destiné à vous aider à vivre une parentalité plus épanouie.<br></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ecouter les besoins de nos enfants, développer la sollicitude empathique</strong></h4>



<p>L’empathie que va recevoir un enfant va impacter en profondeur son cerveau affectif et intellectuel, les molécules qu’il sécrète, ses neurones, l’expression de ses gènes… Cela va également favoriser ses capacités cognitives telles que sa compréhension, sa mémoire, sa motivation, sa créativité. &nbsp;L’empathie est donc importante pour le développement de l’enfant et&nbsp; innée chez tous les êtres humains mais elle peut diminuer dans un contexte d’humiliations physiques et verbales répétées. Si les élèves reçoivent de l’empathie, ils développeront de l’empathie, c’est un cercle vertueux et un puissant levier de réussite scolaire . A ce sujet, je vous invite à découvrir la<a href="https://vimeo.com/262211718"> vidéo de Catherine Guéguen sur l’empathie à l’école</a>. Quand on fait coopérer, collaborer les élèves, l’empathie peut se développer par le biais de l’ocytocine qui produit elle-même de l’empathie. Dans un contexte de compétitivité, l’empathie va diminuer. </p>
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